Étude de cas : l'affaire de viol lors des fiançailles de Datong

L’ affaire de viol de Datong (2023-2025) est devenue un événement juridique et social marquant en Chine, suscitant un vaste débat sur l’intersection des coutumes traditionnelles (comme les « prix de la mariée » et les fiançailles) et du consentement légal moderne.

Pour un cabinet comme www.hirelawfirm.com , l'analyse de cette affaire est essentielle pour comprendre comment les tribunaux chinois interprètent la notion d'« autonomie sexuelle » différemment des juridictions occidentales.

1. Étude de cas : L'affaire de viol lors des fiançailles de Datong2. Comparaison juridique : Chine contre Occident (États-Unis, Royaume-Uni, Canada)

La différence fondamentale réside dans la façon dont la loi définit le « crime » de viol : modèles fondés sur la coercition contre modèles fondés sur le consentement .

FonctionnalitéChine (continentale)Pays occidentaux (États-Unis, Royaume-Uni, Canada)
Définition juridiqueViol par contrainte : « Par violence, contrainte ou tout autre moyen, viole une femme. »Consentement éclairé : « Contact sexuel sans consentement libre et continu. »
Point focal de la preuveElle met l'accent sur la force employée par l'agresseur et la résistance active de la victime .Elle met l'accent sur l' absence de « Oui » (consentement affirmatif).
Viol conjugalReconnue en théorie, mais rarement poursuivie sauf si le couple est séparé ou en instance de divorce.Exceptionnellement illégal et traité de la même manière qu'un viol commis par un inconnu.
Sexe de la victimeJuridiquement défini comme un auteur masculin contre une victime féminine .Généralement neutre en matière de genre (les hommes peuvent être victimes de viol).
Prix ​​de la mariée/CoutumeLes coutumes sont fréquemment invoquées en défense, mais elles sont juridiquement sans rapport avec le consentement.Les transactions financières (comme les dots) n'existent pas dans le droit pénal moderne.
3. Principales nuances juridiques en ChineA. « Contre son gré » 

En Chine, l'accusation doit prouver que l'acte a été commis « contre la volonté de la femme ». Dans l'affaire Datong, la résistance extrême de la femme (incendies volontaires, tentative de suicide par la fenêtre) a constitué la preuve déterminante. Dans de nombreux pays occidentaux, la victime n'a pas à prouver qu'elle s'est défendue ; il lui suffit de prouver qu'elle n'a pas consenti.

B. Le fossé conjugal/relationnel

Bien que l'affaire Datong ait envoyé un message fort, les tribunaux chinois se montrent traditionnellement plus indulgents envers le viol conjugal. Si un couple est légalement marié, la police considère souvent le viol comme un « conflit familial » (家务事), sauf en cas de blessures physiques graves. Aux États-Unis et au Royaume-Uni, le statut marital n'offre aucune protection juridique à l'auteur du viol.

C. Administration vs. Pénal

La Chine recourt fréquemment à la détention administrative (jusqu'à 15 jours) pour des « comportements indécents » qui n'atteignent pas le seuil élevé du « viol avec violence ». En Occident, bon nombre de ces actes « mineurs » seraient tout de même qualifiés d' agression sexuelle , ce qui entraîne une inscription permanente au casier judiciaire.

4. Leçons stratégiques pour les clients de HireLawFirm.com
  • Mise en garde contractuelle : Dans le monde des affaires et chez les personnes fortunées, les « pièges à miel » ou les accusations d’agression sexuelle sont parfois utilisés comme moyen de pression.

  • Preuve du consentement : La Chine s’appuyant encore fortement sur le modèle de la « coercition », une preuve numérique claire du consentement (messages WeChat, enregistrements) est souvent plus cruciale devant un tribunal chinois que devant un tribunal occidental.

  • Coutumes et droit : l’affaire Datong démontre que les coutumes traditionnelles ne prévalent pas sur le droit pénal. Le versement d’une dot ou les fiançailles n’offrent aucune immunité légale en cas d’actes commis sans consentement.